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vendredi 27 février 2015

Restitution du programme CHARC

Conduit par l’Institut de recherche pour le développement (IRD) depuis fin 2011, le programme Connaissance de l’écologie et de l’habitat de deux espèces de requins côtiers sur la côte ouest de La Réunion (CHARC) vient de rendre ses conclusions. Première étude scientifique menée à La Réunion sur ces requins méconnus, elle a permis d’identifier certains facteurs clés qui influencent la présence et la répartition spatiale des requins bouledogue autour de l’île.  

Lire la suite : le Restitution du programme CHARC

Sur  le site de l'IRD

Le film : film de 20 minutes résumant 3 ans d'étude...

dimanche 13 octobre 2013

PEUT-ON CONSIDERER LES PECHES PAR DRUMLINES ET PALANGRES DE FOND COMME SELECTIVES ?

Il est noté dans une analyse bibliographique de l’IFREMER (1997) que si les drumlines sont des techniques dites « sélectives », des prises accessoires existent  telles que  tortues, dauphins et raies. On peut supposer que des requins de récifs et des « zépines » peuvent être piégés. Le projet CAP-Requins mentionne carangues et requins nourrices, ces derniers étant considérés comme vulnérables sur la liste rouge de l’IUCN.

Il y a quelques semaines, un requin « guitare », prise accessoire de ce type d’engin, est devenu attractif pour d’autres squales. Le requin guitare ainsi que les tortues marines sont  sur la liste rouge des espèces menacées de l’IUCN.

Sur ces constats on reconnaîtra que la sélectivité est peu probante.

Si l’usage de ces techniques devait se généraliser dans l'espace et dans le temps avec une aussi faible sélectivité, il est à craindre une forte interférence avec la pêche côtière artisanale dont les rendements pourraient être affectés.

Des réflexions sont menées pour éviter ce type d’impacts très négatifs mais des interrogations demeurent… En voici quelques-unes : le système de bout-cassant sera-t-il efficace pour alerter les pêcheurs pour des prises telles que des tortues marines ? Le nombre de visites sera-t-il suffisant ? Quels dommages l’environnement biologique pourra-t-il supporter ? Sommes-nous prêts à les accepter? Quelle(s) mesure(s) compensatoire(s) peuvent éventuellement être envisagées?...

Si le projet devait être mené, il ne doit pas faire l’impasse sur une évaluation sérieuse de l’incidence de ces engins sur la faune.

Aussi nous appuyons fermement la démarche qui demande la présence systématique d’observateurs-contrôleurs sur les bateaux en pêche et leur prise en charge par les décideurs. 


LE PROGRAMME « CAP REQUIN » INTERFÈRE-IL AVEC LE PROGRAMME « CHARC » ?

QUELLE SÉCURITÉ ALIMENTAIRE POUR UNE FILIÈRE PÊCHE AUX REQUINS A LA RÉUNION ?

LES TECHNIQUES DE PÊCHE SERONT-ELLES EFFICACES ET APTES A RÉDUIRE LE RISQUE REQUIN ?

PROBLEMES ECOLOGIQUES POSES PAR LES TECHNIQUES DE PECHE DU PROJET CAP-REQUIN

dimanche 22 septembre 2013

Crise requins : 10 questions les plus courantes....

Quelques informations plus complètes sont disponibles en suivant le lien :  + d'infos

NB : C'est à partir de la synthèse de données scientifiques que les réponses ont été élaborées.

1.Connait-on les causes des derniers accidents survenus avec les requins ?

Aucune donnée scientifique ne permet aujourd'hui d’affirmer avec certitude les causes des accidents survenus avec les requins. Des idées sont avancées qui devront être vérifiées. + d'infos

2. Les requins ont-ils proliféré ces dernières années?

Leur présence est connue depuis toujours sur les côtes réunionnaises. Aucun comptage des requins n’ayant été fait, personne ne peut affirmer qu’il y a une augmentation de leur nombre. 

3. La population de requins bouledoques a t-elle une grande capacité de reproduction?

D'après la littérature, le nombre de nouveau-né est compris entre 1 et 13.  Une femelle ne se reproduit qu’à partir de l’âge de 10 ans et tous les 2 ou peut-être 3 ans ce qui est un taux de reproduction assez faible.
Les juvéniles peuvent connaitre une forte mortalité car ils sont victimes des adultes et d’autres espèces de requins.
En l'absence de données de terrain, il est impossible d’estimer la capacité des requins à se reproduire.  + d'infos

4. L’interdiction de la pêche aux requins est-elle responsable de l’augmentation du nombre de requins autour de l’île ? Le rétablissement de la pêche commerciale aux requins sera-t-elle efficace pour réduire ce nombre?

Il s'agit d'une hypothèse qui ne peut être vérifiée car aucune donnée n’est disponible pour estimer les nombres de requins tigre ou bouledogue qui étaient capturés avant l’interdiction et leur nombre actuel n'est pas connu. Il n'est pas certaine que la "filière requins" ait beaucoup d'incidence sur leur population tant ils sont difficiles à pêcher et peu prisés des consommateurs réunionnais.  + d'infos

5. Les prélèvements des requins sont-ils efficaces pour limiter le risque?

 La pêche autour de l'île, en fonction de son intensité, pourrait diminuer leur nombre mais personne ne pourra évaluer de combien le risque sera réduit. Les requins tigre et, dans une moindre mesure, le bouledogue se déplacent au cours de l'année. Le programme CHARC doit contribuer à mieux connaître leurs habitudes et les facteurs jouant sur leur comportement.  + d'infos

6. Existe-t-il des solutions fiables applicables directement à la Réunion pour réduire le risque requin ?

Les solutions adoptées dans les zones à risques varient d’une région à l’autre. Mais aucune n’est fiable à 100%. Elles ont souvent un impact négatif sur d'autres espèces menacées de disparition. Dans ce contexte, il faut apprendre à vivre avec le risque requin.  + d'infos

7. La Réserve marine : un garde-manger pour les requins ? Une zone de reproduction idéale ?

Aucun indicateur ne montre qu'actuellement les populations de poissons ont augmenté de façon significative dans la réserve marine depuis sa création.
Les requins bouledogues recherchent les eaux troubles et dessalées qui sont des conditions défavorables à la vie corallienne.
Peu de choses sont connues sur leur reproduction à La Réunion. Cependant, il a été constaté que les femelles bouledogues sont susceptibles de mettre bas au niveau des zones sableuses peu profondes (débouché de ravines et le long de plages largement ouvertes sur l'océan), où les jeunes grandissent ensuite.  + d'infos

8.  Pourquoi le point zéro de la réserve marine ne fait-il mention d’aucun requin ? Les scientifiques mentent-ils ?

Le point zéro a évalué l’état du récif corallien (2004-2007) en se basant sur les organismes « clés » du milieu : coraux constructeurs et poissons coralliens..La méthodologie utilisée (surface limitée pour des organismes liés aux récifs coralliens) n'est pas adaptée pour l'évaluation des requins qui se déplacent sur des grandes distances.  + d'infos

9. La chasse sous-marine dans la réserve est-elle une solution pour limiter la présence des requins ? La présence de chasseurs occupant la colonne d’eau est-elle dissuasive pour les requins ?

Au cours de cette activité,le bruit des tirs et les signaux de détresse des poissons blessés attirent les requins. Les attaques sur les chasseurs sous-marins en ont témoigné par le passé. Les résultats du programme CHARC montrent que la zone dite du « cône de Saint-Gilles » où la chasse sous-marine est autorisée, est la plus fréquentée par les requins sur toute la côte ouest. Cette occupation occasionnelle de la colonne d’eau par l'homme ne s'est donc pas avérée efficace pour réduire le risque requin .  + d'infos

10. Les balises de la réserve font –elles DCP? Les DCP attirent-ils les requins ?

L’idée que les balises de la réserve se comportent comme des Dispositifs de Concentration de Poissons n'est pas confirmée par les premières investigations menées par la Réserve Marine;  De plus les études du programme CHARC ne montrent pas d’effet attractif massif des DCP du large sur les requins. 

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