Cet arrêté délimite des secteurs au sein des zones de protection renforcée au niveau de La Ravine de Trois Bassins, de Boucan Canot et du Cap La Houssaye, où pourront être pêchés des requins bouledogues et tigres par les prestataires désignés par le Comité Régional des Pêches dans le cadre du programme Caprequins2 (Programme expérimental de gestion du risque par la capture ciblée de requins côtiers).

Il est étonnant de voir comment il est facile au représentant de l’état de remettre en cause l’intégrité de la réserve naturelle marine alors qu’aucun argument objectif ne justifie une telle décision.

 

Pourquoi vouloir absolument pêcher des requins dans la réserve marine ?

Si le programme Caprequins2 souhaite déployer tout le long de la côte des palangres verticales et horizontales pour diminuer la densité des populations de requins tigres et bouledogues, rien ne l’empêche de le faire à l’extérieur de la Réserve Marine. L’argument utilisé par l’arrêté lui-même vaut dans un sens comme dans l’autre : « considérant la mobilité des espèces de requins »….

Par ailleurs, on peut s’étonner qu’une telle décision ne s’entoure d’aucune précaution voire de compensation. Aucune annexe, aucune obligation ne figure pour encadrer ces pêches au sein d’une aire marine protégée comme la présence d’observateurs embarqués pour contrôler les prises accessoires ou le type d’appât utilisé. Remarquons également que c’était là un engagement de CRPMEM (Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins).

Sur un autre plan, comment expliquer qu’il existe un arrêté préfectoral obligeant les