On ne peut déconnecter l'étude de la carrière de Bois Blanc du projet actuel de la NRL (avec la moitié en digue) puisque cette carrière est destinée à l'alimentation exclusive du chantier NRL.

Engagés dans une réflexion sur le développement durable pour l'ile de la Réunion, nous exprimons ce raisonnement :

Pourquoi cette carrière ?
               - pour fournir les roches nécessaires au chantier de la NRL, essentiellement la partie en digue.

Mais pourquoi les carrières  actuelles ne suffisent elles pas ?
               - parce que les besoins du chantier de la NRL sont énormes (18 Mt soit 10Mm3), « monstrueux » (selon le journal Le Quotidien) , par rapport aux besoins courants du BTP (environ 6Mt/an  selon le Schéma départemental des carrières de mai 2010.
               - parce que l'anticipation tant administrative que technique face à ces besoins a été insuffisante ; du fait d'un choix purement politique sur une variante : « la construction d'une moitié de l'ouvrage (5.3km)  en digue » qui consomme 9Mm3 de roches sur les 11Mm3 totaux nécessaires à la construction de la digue ET du viaduc . 
Pourquoi ce choix orienté ? Pas pour des raisons économiques car la solution tout viaduc était sensiblement équivalente en terme de coût lors de l'appel d'offre, mais pour favoriser les transporteurs - et seulement les transporteurs -  les entreprises locales du BTP étant exclues de facto sur un projet de cette ampleur et essentiellement maritime .

On peut légitimement s'interroger sur la pertinence d'un tel choix politique au vu des conséquences en termes de développement durable face aux faibles retombées en termes d'emploi local.

 

A notre avis, une telle enquête doit comprendre le terme d'utilité publique au sens large , et pas seulement si ce projet particulier de carrière relève de l'utilité publique ; en effet sans la partie en digue, cette carrière devient inutile…

Un refus d'ouverture d'une nouvelle carrière ne bloquerait pas nécessairement le projet de NRL, mais le ferait s'orienter vers la variante tout viaduc déjà étudiée lors de l'appel d'offre et présentant nettement moins d'impacts sur l'environnement (comme reconnu par le projet lui-même).