Voici une photographie qui illustre ce que l'on peut trouver certains matins sur certaines plages :

Elle représente une centaine de petits poissons pour une vingtaine d'espèces qui ont été ramassé sur 500m. 

Ils ont été rejetés sur le bord lors de pêche au filet des capucins carêmes. Cela ne semble pas être une catastrophe écologique mais lorsque l’on ramène à la surface totale et au nombre de jours de pêche, ça doit vite faire quelques milliers d'individus. 

Lorsqu’on sait qu’une larve sur 1 million arrive à recruter sur le récif c’est un peu dommage…

Peut-on vraiment penser que la pêche aux capucins aussi traditionnelle soit-elle n’ait pas d’impact sur les populations de poissons des récifs coralliens ?

Ne pourrait-on pas envisager une évolution des pratiques pour minimiser l’impact comme par exemple obliger les équipes à avoir une personne attitrée qui rejette systématiquement tous les organismes à la mer ; diminuer la taille des filets ; augmenter la maille des filets (on ne peut qu’être effaré  de la petite taille de certains poissons!) ; installer des obstacles permanents ou provisoires empêchant le passage des filets dans certaines zones (pieux) ou servant d’abris aux larves (récifs artificiels) ;  

Il faudrait être également raisonnable et réduire l’effort de pêche en diminuant le nombre d’équipes ou le nombre de jours de pêche…

En cette période favorable au développement d’épidémies à streptocoques, la présence de ces poissons qui se retrouvent mourants ou blessés, posés au fond ou flottants en surface constituent un facteur de risque.

Oui, tout cela est bien dommage !