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dimanche 12 février 2017

Non à l'arrêté préfectoral introduisant une zone de pêche dans l'aire de protection renforcée de Boucan canot

Cet arrêté vise à définir une zone de pêche professionnelle au milieu d’une zone de protection renforcée afin de pouvoir installer une palangre verticale avec alerte de capture, dispositif destiné à la pêche dite sélective de requins. Le projet est consultable en ligne

Vie océane a dans son argumentaire mis en évidence plusieurs  points conduisant à donner un avis défavorable :

-    Une zone de protection renforcée a pour objectif de protéger la faune et la flore et de permettre la restauration de l’écosystème et non pas d’accueillir des activités de prélèvement ;

 -    La plage de Boucan canot est sécurisée par un filet (coût total des filets de Boucan canot et des Roches noires : 3,8 millions d’euros, 400 000 euros par an d’entretien) ;

 -    La mobilité des requins bouledogues (capables de parcourir plus de 50 km par jour)  permet de les pêcher dans les zones autorisées et hors réserve (à 900m de l’implantation du dispositif)

 -    Le dispositif n’est pas sélectif : 70% de pêches accessoires avec 13% de mortalité (chiffres ne pouvant pas être vérifiés en l’absence d’observateurs embarqués) : il met en danger les quelques mérous et gaterins, témoins timides d’un effet réserve ;

 -    Les appâts peuvent être attractifs par l’utilisation du thon qui sont des poissons gras : ils constituent  un risque pour les usagers (400m de la plage, 180m du filet de protection, nombreux spots de plongées à proximité) ;

-     Le protocole ne fait pas du GIP-Réserve marine un interlocuteur privilégié sur le déroulement et les résultats des opérations

-     Le protocole ne donne pas le mode de recrutement et de rémunération des  observateurs embarqués

 -    La fiche de l’observateur ne fait pas mention du nombre, de la nature et de l’état des prises accessoires

  N’hésitez pas à donner votre avis simplement à dm-soi@developpement-durable.gouv.fr (favorable ou défavorable car c'est le nombre d'avis qui compte!) et à passer le message, ne laissez pas à d'autres qui n'auraient pas la même sensibilité décider pour vous...

Vie Océane

mardi 15 novembre 2016

Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage

On comprend bien que la réserve marine est source de tous les maux : de la présence des requins, de l'incapacité à mettre en place un émissaire en mer, de l'incapacité à financer des bouées pour le réserve, et même de la présence de poissons dans la réserve....

Bref quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage!

Mais il faut le reconnaître, comme ce serait quand même assez mal vu de faire disparaître la réserve, il vaut mieux la découper en petits morceaux et la vider de son sens! Ne pas la financer pour qu'elle ne puisse pas mener ses missions : combien il sera facile de prouver qu'elle ne sert à rien!
Pourtant, les récifs coralliens c'est 45 millions d'euros pour l'économie réunionnaise chaque année!
Il est urgent d'avoir une politique forte et volontaire pour protéger ce patrimoine à tous et permettre la restauration du milieu corallien.

dimanche 13 novembre 2016

Le requin et le chasseur

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